Guillaume Guillon-Lethiere

Guillaume Guillon-Lethière naît à Sainte-Anne en 1760. Son père, Pierre Guillon est Procureur du Roi, sa mère, Marie-Françoise dite Pépaye est fille d’esclave.

Portrait de Lady HAMILTON

Guillaume montrant de sérieuses aptitudes pour le dessin, son père décide en 1774 de l’emmener en France et l’inscrit dans l’école de dessin du peintre J.B. Descamps à Rouen. Son père n’ayant pu lui donner son nom de Guillon, il sera inscrit sous le nom de « Le Tiers » car il est le troisième enfant de la fratrie. Plus tard il

changera ce pseudonyme en « Lethiers » puis « Lethière ». Ce n’est qu’en 1799, la législation ayant changé, que Pierre Guillon put reconnaître son fils, qui accola le nom de Guillon à son pseudonyme déjà connu de Lethière.

 

Après Rouen, Guillaume entre à l’école de Doyen, peintre du Roi et concourt pour le prix de Rome. En 1784, il obtient le second prix et partira à l’Académie de France à Rome en 1786.
Quand il rentre à Paris en 1791, la révolution a éclaté. Il ouvre un atelier rue Childebert et expose au Salon à partir de 1793.

Il se lie d’amitié avec Lucien Bonaparte qui, en 1801, lui demande de l’accompagner à Madrid, où il a été nommé Ambassadeur de France, pour l’aider à constituer une collection d’artistes espagnols. Ils y resteront un an.

De retour à Paris, il expose son tableau «  Brutus condamnant ses fils à mort » dont il fera plus tard un grand format (460 x 780) qui se trouve au musée du Louvre ainsi que son autre grand format « La mort de Virginie » (440 x 780).

En 1803, il repart avec Lucien Bonaparte en Rhénanie ce qui lui donne l’opportunité d’étudier les peintres allemands et flamands.
Lucien Bonaparte intercède en sa faveur pour le faire nommer directeur de l’Académie de France à Rome. Il prend son poste en 1807. Son efficacité à ce poste fait que son mandat est renouvelé et qu’il ne rentrera à Paris qu’en 1818.
Il devient alors membre de l’Académie des Beaux-Arts et en 1819 professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Durant les 13 années qui suivirent, il forma de très nombreux peintres dont certains connurent une belle renommée couronnée notamment par des prix de Rome, tels François BOUCHOT, François Xavier DUPRE, Paul JOURDY, Isidore PILS et le Guadeloupéen Jean-Baptiste GIBERT. Il eut également comme élève Pierre Jérôme LORDON né au Moule en 1779 ainsi que son fils Jean-Abel LORDON.

Il décède en 1832 lors de l’épidémie de choléra. Son ami Alexandre DUMAS prononça son éloge funèbre.

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